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Nouvelles de notre futur

 

« Nous étions de Passage »

Un récit de Beroko.

 

 

Aujourd’hui nous avons appris par les journaux
qu’une femme avait récemment tenté
de traverser à pied le département du Nord au Sud, et ce en essayant de respecter
une trajectoire

aussi rectiligne que possible, quelle que soit la nature du terrain.

Elle a expliqué au journaliste qu’elle ne revendiquait
rien
et

que
son entreprise était
« une tentative pour trouver quelque chose de droit ».

un nid d’insectes
ayant la taille et à peu près
la forme d’un pichet d’eau,
était accroché
à la plus haute branche d’un hêtre
sur le bord de
la route,
à l’entrée du hameau.
Ce nid,
qui avait dû abriter des frelons asiatiques, était
vide.

C’est en s’employant à fixer
une parabole
sur son toit
qu’un septuagénaire du hameau voisin est tombé du haut

de son échelle.
Selon sa femme, c’est un gros insecte
qui l’a agacé en tournoyant autour de lui et a provoqué sa chute mortelle.

presque chaque soir nous regardons le soleil rougeoyer à travers les fils électriques
qui
passent devant chez nous.

nous recevons parfois des messages provenant de téléphones qui appellent d’eux-mêmes un correspondant,
au hasard.
ces messages enregistrés semblent provenir d’un autre monde.

 

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Nedep

Nouvelles de notre futur

« La Commune ».

Une nouvelle de Stéphane Hébrard.

Genre: cela pourrait arriver près de chez vous.

 

A peine arrivé chez lui, Ephraïm fouilla dans son barda et en extirpa un cahier. Il avait trouvé cet objet par hasard quelques jours auparavant, lors de son expédition dans les Confins. Les rongeurs avaient grignoté les bords, l’humidité en avait grisé les pages, mais le texte, malgré son âge, restait lisible. Une petite écriture, fine et déterminée, s’étalait sur une dizaine de pages.

Ephraïm avait été mandaté par sa Commune pour explorer les Confins afin de les cartographier. En quelques semaines il avait ainsi rassemblé suffisamment de matériau pour dresser une carte du relief, du sous-sol, des êtres vivants, de l’énergie naturelle, et des éventuels vestiges du monde d’avant la Grande Dislocation.

Un jour qu’il traversait les ruines d’un village, précédé de son chien cyborg, son pied avait buté sur une valise en cuir abandonnée au milieu des décombres. A l’intérieur de cette valise se trouvait un fouillis de bibelots, de souvenirs, d’images effacées. De sa truffe électronique, son chien lui avait indiqué le fond de la valise. Comme caché, attendait un mince cahier à la couverture verte. En le feuilletant, Ephraïm constata que les pages de la fin avaient été arrachées. Les feuilles restantes, elles, composaient manifestement un témoignage écrit : l’histoire de ce lieu et de ses habitants, une histoire située à la charnière entre l’ancien et le nouveau monde.

Ephraïm prit une douche, consulta ses messages, et décida que le compte rendu de son exploration attendrait. D’abord, le cahier. Il se laissa tomber dans son fauteuil, et commença la lecture…

Pour lire la suite, cliquer ici:

La Commune